mai
26
Par Claude Sarfati
Catégories : messages de Solidarité Voyance
Tags : consultation solidaire, fil de l'amitié, guide, solidarité voyance
Bienvenue Sur solidarité voyance, la voyance du coeur
mai
24

J’attendais d’avoir le « Le guide de la voyance » entre les mains pour donner mes impressions sur ce blogue.
Le livre D’Anne Placier est de très bonne qualité…
Il s’articule autour des différentes techniques utilisées par les « voyants » référencés.
En introduction à chaque rubrique (technique associée), l’auteure explique comment celle-ci est utilisée et ce que l’on peut en attendre.
Je suis particulièrement heureux de découvrir la création d’une rubrique intitulée : Yi Jing.
La consultation que j’ai échangé avec Anne Placier à été scrupuleusement la même dans la forme: durée, médothologie, etc.
Que celle que je propose à toutes celles (ceux) qui me consultent.
Son commentaire sur mon « travail » est objectif, compte-tenu qu’elle reprend le plus souvent des passages de sa consultation en écrivant mes propres mots.
Je suis très content de partager cette rubrique avec Pierre Faure **** pour qui j’ai beaucoup d’admiration.
Merci Anne Placier pour avoir consacré un espace dans votre livre à la pratique du Yi Jing qui est encore peu connue en France et espérons que cela donnera une nouvelle impulsion à la découverte du livre des Transformations.
Pour partager ce moment de joie, je vous propose la B.O du film de Wong Kar Wai :
In the mood for love.
La musique nous réunit dans nos différences, les images de ce film montrent avec une harmonie bien chinoise les interrogations que nous partageons tous :
La vie, La mort, L’amour, La souffrance, La solitude, Les rencontres, La peur, La joie, etc.
Et puis L’amour, surtout et avant tout.
Nous aurons toujours des questionnements, il existera toujours des voyants avec ou sans étoile*
L’essentiel est qu’ils cultivent l’exigence, la sincérité, la bienveillance, les vertus du cœur.
Amitiés: Claude Sarfati **
mai
19

Any Kler est une voyante connue et reconnue.
Malgré sa notoriété qui lui raméne beaucoup de travail, elle sait rester simple, accessible, c’est une femme de coeur.
Déjà très impliquée dans la solidarité, elle nous a proposé de rejoindre ponctuellement notre association.
Toute l’équipe de la Voyance du Coeur la remercie.
Vous pourrez la consulter selon les modalités de Solidarité Voyance le mercredi 20 mai de 17h à 18h, en composant le 02.41.40.13.88
Voici le message envoyé par Any Kler:
C’est avec grand plaisir que je rejoins l’équipe de l’association
“SOLIDARITE VOYANCE”
C’est une occasion d’aider ceux qui peuvent faire un geste
envers les autres… je suis pour les échanges de capacités et de
culture.
Je répondrais quelques heures par mois à ceux qui le souhaitent.
Bien à vous ANY KLER
mai
16

Monsieur Darwin,
Je me pose de plus en plus la question suivante: vous nous avez habitués à dire que l’homme descend du singe; mais en observant le comportement de mes semblables, que l’on dit humains, ne serait-ce pas l’inverse? En effet, nos comportements me semblent de plus en plus animaux. Le propre de l’homme n’est-il pas, hormis la parole, de vivre en société? Cependant nous individualisons de plus en plus notre comportement. Nous nous basons uniquement sur nos propres petits soucis sans nous préoccuper des autres, que dis-je: en essayant souvent de les dominer, de les écraser. Que nous reste-t-il d’humain dans ce cas?
Merci d’éclairer ma lanterne de votre sagesse.
Frédérique
Madame,
L’habitude de dire que l’homme descend du singe ne vient pas de moi mais, comme je l’ai expliqué dans une autre lettre, est d’une caricature de la théorie de l’évolution qui, appliquée à l’homme, dit que celui-ci descend d’un ancêtre commun à lui et aux autres singes actuels. Nous partageons donc une parenté commune avec d’autres animaux, en particulier les grands singes, parenté qui se traduit par des ressemblances anatomiques, physiologiques, et, je pense, comportementales. Lorsque mon fils William était encore jeune enfant, il y avait au zoo de Regent’s Park à Londres un orang-outang, et, en étudiant son comportement et ses mimiques, j’ai trouvé de nombreuses similitudes avec sa manière de se comporter et celle de mon fils. Je ne veux pas dire par là que tous les traits de comportements humains ont leurs équivalents chez les animaux, mais que certaines tendances de comportement et de manifestations d’émotion (la peur, la joie…) sont héritées de nos ancêtres pré-humains (ma réflexion n’est pas très poussée sur cette question, mais j’écrirai peut-être plus tard un ouvrage sur ce sujet). On ne peut donc pas, à mon sens, opposer comportement humain et comportement animal d’un point de vue biologique. Par exemple, le fait de vivre en société n’est pas du tout le propre de l’homme. De nombreux animaux vivent en société plus ou moins organisée, et ce dans des embranchements éloignés les uns des autres: certains primates, bien sûr, mais aussi des insectes (abeilles, fourmis, termites…), des oiseaux, des poissons, et de nombreux mammifères. Nous parlons souvent «d’instinct grégaire» pour les animaux vivants en troupeaux. Mais qu’est-ce qu’un troupeau, sinon une société animale? Le propre de l’homme n’est donc pas de vivre en société. Peut-être est-il de s’interroger sur sa vie en société, ce qui amène à envisager votre question non pas d’un point de vue biologique, mais d’un point de vue moral? Si je vous ai bien compris, vous craignez une perte de l’esprit de solidarité au profit d’un comportement égoïste. C’est une question morale d’importance. Je ne suis ni philosophe ni moraliste, et je suis donc de peu d’autorité pour vous répondre. Je voudrais cependant vous mettre en garde contre quelques confusions que vous me semblez faire. La réponse à votre question ne se trouve pas dans une opposition biologique entre l’homme et l’animal, comme je viens de l’expliquer. Elle ne se trouve pas non plus, à mon avis, dans une «morale biologique» que l’on pourrait tirer de l’observation des sociétés animales (qui sont d’ailleurs très variées). La morale humaine ne se trouve donc ni en copie ni en rejet de l’animalité. Une autre confusion que vous faites est entre l’individualisme et égoïsme. Lorsque vous parlez d’individualisation du comportement, je pense que vous voulez parler «d’égoïsme du comportement». Or, individualisme et égoïsme sont deux choses distinctes. D’autre part, individualisme et vie en société me semblent tout à fait compatibles, et j’ajouterai hautement souhaitables. Je vois mal, en effet, comment définir le bien de la société autrement que par le bien des individus qui la composent. L’acte d’Habeas corpus, élément fondamental de notre droit anglais, n’est-il pas la défense de l’individu contre l’arbitraire de la société ou de ses représentants?
Le dilemme moral que vous posez est donc centré sur les tendances à l’égoïsme et à la solidarité qui existe chez l’homme et qui toutes deux expriment à des degrés variés. Il est possible, et même probable, que ces deux types de comportement soient la conséquence de l’évolution biologique de l’homme et le fruit de la sélection naturelle. Mais ceci ne nous dit pas ce qui doit être considéré comme juste ou bien, ce qui relève de la conscience morale. S’il existe à votre époque une augmentation des conduites égoïstes au détriment de la compassion et la solidarité, elle ne peut être ramenée à une prétendue régression biologique de l’homme vers l’animalité.
Pour résumer donc, parler de «comportement de plus en plus animal» pour parler de comportement moralement condamnable n’a pas de sens, ni biologique ni moral. Car cela implique soi que les animaux ont -ou devraient avoir- un sens moral, soit que l’homme devrait avoir un jugement moral sur le comportement animal. Je sais bien qu’au Moyen-Âge ont eu lieu des procès d’animaux, mais je ne pense pas que le renard s’interroge sur le sens moral du fait qu’il dévore un lapin, ni qu’il y ait quelque sens pour l’homme à se poser la question.
Cordialement,
Charles Darwin
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